L’ECO RESPONSABILITE au Centre Dramatique Des Villages du Haut Vaucluse

L’ÉCO-RESPONSABILITE Au Centre Dramatique Des Villages du Haut Vaucluse

Nous avons commencé !

Des groupes de travail, constitués de membres du personnel et de bénévoles, poursuivent leur réflexion sur plusieurs thèmes :

     – Nos déchets et nos gaspillages

     – Nos transports

     – La recherche de partenaires éco – responsables

     – L’éco responsabilité dans notre pratique artistique

     – La communication sur nos engagements 

Très concrètement, pour commencer à supprimer le plastique et réduire le gaspillage d’eau, nous avons fait le choix de mettre en place les actions suivantes :

     – d’acquérir des gourdes en inox isothermes pour le personnel

     – d’utiliser des éco-cups et des bouteilles en verre dans toutes nos manifestations

     – d’acheter de la vaisselle durable pour nos besoins de restauration

     – d’installer des poubelles de tri dans nos lieux d’activité.

C’est un premier pas et les travaux se poursuivent dans tous les groupes avec enthousiasme !

Rendez-vous dans notre prochain programme pour la suite de nos actions décarbonnées !

«…Et toujours lentement mais sûrement, avec notre cœur, notre intelligence et en toute simplicité…»

Les membres du collectif

COMITÉ DES 100 – LIRE SEUL.E ET PARTAGER

comité des 100

LIRE SEUL.E ET PARTAGER

Le Centre Dramatique Des Villages
lance un appel à lecteurs, lectrices du Haut Vaucluse
pour constituer un Comité des 100.

LE PROJET

Réunir 100 lecteurs, lectrices n’ayant pas nécessairement l’habitude de lire des pièces de théâtre, pour choisir le texte théâtral qui sera produit lors du Festival des Nuits de l’Enclave en juillet 2022, par une troupe de comédien.ne.s amateur.e.s, encadrée par une artiste professionnelle.
 
Ces lecteurs, lectrices auront à choisir parmi trois textes qui leur seront proposés par le Comité de lecture du Centre Dramatique Des Villages.
 

Ils, elles se rencontreront à trois reprises :

  • pour récupérer les textes à lire le mardi 13 juillet 2021 à 19h lors d’un temps dédié à l’occasion du Festival des Nuits de l’Enclave,
  • pour échanger sur leurs lectures à la mi-septembre 2021 en écoutant des extraits des textes lus par les artistes associés du Centre Dramatique,
  • pour choisir le texte lauréat à la mi-octobre 2021. Ils, elles seront invité.e.s à une des représentations du texte lauréat lors du festival des Nuits de l’Enclave en juillet 2022.
 
Vous souhaitez participer à cette aventure !
Aucun critère, hormis le plaisir de la lecture et celui d’échanger et de partager ensemble ses retours.
Pour vous inscrire, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous et de remplir le formulaire d’inscription.

Pour plus d’informations, adressez un courriel au comité de lecture 
comitedelecture@cddv-vaucluse.com

Clôture de l’appel : le 30 juin 2021

« Des bras comme des ailes » & « L’histoire racontée du théâtre »

"Des bras comme des ailes" & "L'histoire racontée du théâtre"

Le Centre Dramatique Des Villages continue ses actions en scolaire ! 

Après la représentation du spectacle Des bras comme des ailes de Michel Bellier au collège Joseph d’Arbaud de Vaison-la-Romaine, Gilbert Barba et Frédéric Richaud sont actuellement en tournée au collège et au lycée de Notre Dame de la Galaure de Châteauneuf-de-Galaure avec le spectacle L’histoire racontée du théâtre.

Soutien au mouvement national d’occupation des théâtres

Soutien au mouvement national d'occupation des théâtres

Le Centre Dramatique des Villages du Haut Vaucluse tient à apporter son soutien aux actions menées par les Centres Dramatiques et Théâtres Nationaux et aux artistes en situation de précarité liée à la crise sanitaire.

Nous sommes solidaires des revendications portées par l’Association des Centres Dramatiques Nationaux pour améliorer le plan de relance pour la culture et notamment le renouvellement de l’année blanche pour les intermittents, l’ouverture au public des lieux culturels en concertation avec les tutelles et les syndicats et selon des protocoles mis en place pour sécuriser le public et les artistes, la suspension de la réforme de l’assurance chômage qui ne ferait qu’accroître les difficultés financières et sociales des citoyen.ne.s, déjà fragilisé.e.s par la crise sanitaire et économique actuelle.

Nous espérons un dialogue fécond et orienté vers l’avenir avec le Ministère de la Culture, avec la reconnaissance d’une Culture pour tous essentielle au vivre ensemble, à la bonne santé mentale des citoyen.ne.s, à l’élévation de notre jeunesse!

Hommage et Lettre d’amour à Philippe Jaccottet par Serge Pauthe.

Hommage et Lettre d’amour à Philippe Jaccottet par Serge Pauthe.

PHILIPPE JACCOTTET (1925/2021)

L'HABITANT DE GRIGNAN

« On ne fait pas de bruit dans la chambre des morts : on lève la bougie et les voit s’éloigner.

J’élève un peu la voix sur le seuil de la porte et je dis quelques mots pour éclairer leur route. »

Cher voisin de Grignan,

Je vous écris loin de nos bases respectives. Je suis au seuil de l’Aube, contemplant un paysage si différent du nôtre. Le soleil rasant éclaire les mille gouttelettes posées sur chaque brin d’herbe encore roidi par le gel nocturne. La colline jouxtant notre maison ? On dirait du cuivre passé à la paille de fer. La terre fertile protège les semailles encore enfouies sous ce sol gelé et laissera bientôt surgir le colza. Une grande nappe de couleur jaune d’or s’étendra alors tout autour de la maison, nous invitant à partager les premiers
  pique-niques du Printemps.

En contemplant dès l’aube ce doux paysage situé tout de même à 600kms de la Drôme, (nous savons que la terre est vaste mais que la France l’est tout autant), je vais vers vous. Allègrement, car la pensée n’a pas de frontières. Jusqu’à nos « Montagnes basses de la Drôme », que vous avez si bien
  décrites.

Et je veux à cet instant, cher Philippe Jaccottet, vous dire toute ma passion et tout mon amour. Car vous avez écrit des pages sublimes sur ce Pays de Grignan. Et le voisin que je suis, tantôt de Valréas et tantôt de Buis-les-Baronnies, a goûté intensément vos « Semaisons » et votre description si poétique de nos « Montagnes basses de la Drôme ».

J’ai fait votre rencontre pour la 1
ère fois en 1987, au Théâtre National de la Criée à Marseille. Rencontre littéraire s’entend. Nelly Borgeaud, admirable comédienne, nous avait lu en fin d’après-midi, avant de jouer la Comtesse du « Mariage de Figaro » de Beaumarchais, des extraits des « Semaisons » d’une manière si douce et si délicate que j’ai petit à petit perçu l’origine de vos textes et le lieu poétique de cette description. Ainsi je vivais à Valréas depuis 4 ans. J’allais jouer avec Maréchal à Marseille et une coïncidence heureuse m’a fait découvrir mon voisin Philippe Jaccottet de si pénétrante inspiration.

Revenu à mon logis valréassien, j’ai aussitôt repris mes randonnées solitaires en privilégiant les sentiers qui mènent au sommet de la Montagne de la Lance, située entre Nyons et Dieulefit. En variant bien sûr les lieux de départ. Soit de Rousset-les-Vignes ou de La Roche-Saint-Secret. Avec cette fois-ci, mon bâton de marche dans la main gauche et mon viatique dans la poche droite, l’une de vos « Semaisons » que je lisais sur le plateau surplombant ce pays de Grignan, votre royaume en poésie.

Mais là où je vous aime par dessus tout, c’est lorsque l’occasion me fut donnée de lier l’une de vos descriptions à une commémoration d’actes de Résistance menés par des maquisards regroupés sur la Montagne de la Lance.

À l’initiative de Jean Dubief, militant communiste très actif au sein de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance), la journée du 15 Août fut choisie pour honorer les actions héroïques de ces résistants. Me fut confiée la partie artistique de cette montée sur le plateau de la Lance jusqu’à la ferme où s’abritaient les Résistants. Donc, le 15 Août 1993, avec une équipe de jeunes comédiens, étudiants à Paris (dont ma fille Célie, étudiante à la Fac «Sorbonne Nouvelle»),
  nous avons joué « La Geste des Maquisards de la Lance ».

Et c’est là que vous entrez en scène, cher Philippe Jaccottet.

Loin de mes bases et de mes livres, je peux vous citer de mémoire votre texte décrivant les basses montagnes de la Drôme que nous disions, perchés là-haut entre ciel et nuage, les voix portées par ce vent filant vers la plaine jusqu’au seuil de votre maison.

Écoutez :

« Les Basses Montagnes de la Drôme, c’est une énigme à l’horizon campée, une merveille qui nous accompagne tous les jours.

Des pentes, des courbes comme des mouvements dessinés dans la terre, absolument immobiles ; des champs qui descendent, qui ont l’air de couler avec leurs mottes, leurs herbes, leurs chemins, vers l’affaiblissement éloigné d’une rivière qu’on peut ne pas voir, puis, toujours moins précis, cela se relève, remonte et s’interrompt au bord du ciel, comme la lumière est portée dans le berceau, dans le bassin du jour. »

Écoutez à présent votre final, qui s’adaptait parfaitement au message de cette cérémonie :

« L’homme le plus démuni, même s’il ne peut pas s’exprimer, même dans les poussières et les haillons, a connu les secrets de ces pentes, l’attrait de ces vallées qu’éclaire la nuit. »

Vous étiez, je tiens à vous le dire, en très bonne compagnie. Car, au fil de ce montage poétique relatant la vie cachée de ces hommes, Éluard, Aragon et mon cher Nazim Hikmet prenaient le relais pour porter bien haut la parole des poètes si proches dans le combat nécessaire pour chasser hors du pays… L’envahisseur haï.

Oui, je persiste à vous dire que je vous aime, cher Philippe Jaccottet. J’ai dans mon cœur votre doux chant qui s’exprime lorsque je m’approche de ce pays de Grignan. Il est un lieu particulier où je prends le temps de m’arrêter lorsque je viens de Nyons pour aller à Crest. A l’embranchement des routes départementales D538 et D541, à 7kms de Nyons, il y a fort heureusement un petit parking où il est bon de s’arrêter à toute heure. Mais surtout lorsque le soleil descend. Été comme hiver, vous découvrez un paysage qui s’étend jusqu’aux Cévennes. A droite, la chapelle de Notre-Dame-de-Beauvoir, perchée sur sa colline, garde encore les cendres d’une mienne amie qui aimait tant ce lieu sacré. Et devant vous apparaît ce paysage que vous avez, vous aussi sanctifié. Chaque fois que je suspends mon vol, avant de filer vers le col d’Aleyrac qui mettra fin à la contemplation de votre Pays de Grignan, je murmure quelques extraits de vos poèmes en prose qui s’accordent si bien à ce qu’il m’est donné de voir encore et encore…

Reconnaissance éternelle.

Je vous aime.

Serge PAUTHE

Mars – Résidence de création – Compagnie Histoire de

Le jour du coquelicot

Résidence d’écriture à Valréas

Résidence de création du 2 au 8 mars 2021

Distribution :

De Sabrina Lambert

Co-Mise en scène : Nolwenn Le Doth et Sabrina Lambert
Accompagnement Artistique :
Charlot Lemoine (Vélo Théâtre)
Avec Sabrina Lambert et Soraya Boulicot et certainement un personnage masculin
Création Musique et Vidéo :
Fabien Cartalade
Création Lumière : José Lopez
Accompagnement Construction :
Sansom Milcent
Régie : Anaëlle Michel ou
Guillaume Rolland

plus

Rencontre avec des élèves
Suite à une rencontre et un atelier philo proposé aux élèves de l’école élémentaire de Visan en octobre lors de la résidence d’écriture du spectale, la Cie reviendra faire découvrir à ces mêmes élèves des extraits de la création Le jour du Coquelicot.

La compagnie Histoire de œuvre en direction du jeune public à travers des formes pluridisciplinaires mêlant danse, chant, théâtre d’objets et théâtre d’ombres. 

Ces disciplines se mêlent pour créer un langage qui est propre à la compagnie. 

Il y a le corps, la voix, la matière, le sensible, l’esthétique, le symbolique, avec une place centrale accordée à la fabrication plastique.

La compagnie Histoire de travaille depuis 2011 à un théâtre juste et sensible, un espace de beauté, là où l’intime peut rejoindre l’universel. Ses créatrices, Fanny Farel et Sabrina Lambert travaillent à la création de formes pluridisciplinaires qui défend un théâtre pour parents et enfants, poétique et teinté d’humour. 

Le spectacle

Dans ce nouveau projet, le fil de la création suivi est celui de l’apprentissage amoureux. Cet amour filial, fraternel, familial, terreau qu’il faut espérer fertile pour l’épanouissement de l’adulte que nous deviendrons. Pour aborder cette question essentielle du lien d’amour, les artistes souhaitent explorer plusieurs pistes : les secrets de familles et les rêves enfouis au fond des cœurs d’adultes, les relations intergénérationnelles entre enfants et grands-parents. 

Après une résidence d’écriture effectuée en octobre au Centre Dramatique Des Villages, la compagnie est revenu pour travailler au plateau sur la mise en scène de ce spectacle.