RÉSIDENCE DE LA COMPAGNIE DES PASSAGES

RÉSIDENCE DE LA COMPAGNIE DES PASSAGES

MONGOL – De Karin Serres

Du 5 au 12 juin 2020 à l’Espace Sautel de Visan

En octobre 2019, Karin Serres auteur et Wilma Levy metteuse en scène ont été accueillies en résidence à Valréas pour la réécriture du texte Mongol afin de l’adapter au théâtre. Nous les accueillons cette fois avec toute la Compagnie au complet pour une résidence de création à Visan du 5 au 12 juin pour leur permettre de mettre en scène cette nouvelle création.

Mongol de Karin Serres est un texte qui traite de la question des discriminations et des harcèlements dans le cadre de l’école.

Ludovic est le bouc émissaire de Fabrice et de sa bande, et ce jour là, Fabrice va inventer une nouvelle insulte pour Ludovic, et va lui crier « Mongol, Mongol ! ». La drôlerie amère est là dans Mongol, dans le malentendu originel ! Grâce à ce malentendu, Ludovic va se passionner pour un ailleurs, les livres vont lui ouvrir un horizon inattendu, cela va lui donner une grande force pour s’affirmer, et pour sortir du harcèlement dans lequel Fabrice et la bande l’emprisonnent.

Avec la collaboration du Groupe et compagnie GRENADE – Josette Baïz

Avec Martin Kamoun, Wilma Lévy, Gaspard Liberelle, Camille Radix
Mise en scène Wilma Lévy | Technique : Pablo Hassani

RÉPÉTITIONS DE LA CRÉATION 2020 | Lettres à Nour – Mise en scène Gilbert Barba

RÉPÉTITIONS DE LA CRÉATION 2020

Lettres à Nour – Mise en scène Gilbert Barba

Du 5 juin au 3 juillet 2020

Les répétitions ont commencé au TRAC (Théâtre Rural d’Animation Culturelle) de Beaumes-de-Venise du 5 au 14 juin et elles continueront au Théâtre Le 11 • Gilgamesh Belleville du 15 juin au 3 juillet. Merci à ces deux structures pour leur accueil.


Sur Scène un homme et une femme, séparés par un espace, une frontière invisible mais bien réelle, mais aussi par la vision et la conception de leur religion : l’Islam !

 
Un lien d’amour filial les unit, un lien fort mais qui peut se rompre face à leurs convictions, à la cruelle réalité d’une société désœuvrée où les repères basculent et engendrent des tragédies humaines.
 
Radicale mais aussi sensible, leur correspondance épistolaire d’une beauté incroyable nous donne à réfléchir sur le thème de la radicalisation au 21ème siècle où la Religion est toujours au cœur des débats de société où le choc des cultures et des générations se produit sans cesse.
 
NOTE DE L’AUTEUR
Je suis, depuis des mois, travaillé par une question lancinante, qui revient cogner en moi comme une migraine, récurrente, familière. Pourquoi de jeunes hommes et jeunes femmes, nés dans mon pays, issus de ma culture, dont les appartenances semblent recouvrir les miennes, décident-ils de partir dans un pays en guerre et de tuer au nom d’un Dieu qui est aussi le mien ? Cette question violente a pris une dimension nouvelle le soir du 13 novembre 2015, quand cette évidence effrayante m’a déchiré intérieurement : une partie de moi venait de s’en prendre à une autre partie de moi, d’y semer la mort et la douleur. Comment vivre avec cette déchirure ? Ainsi a pris forme, peu à peu, ce dialogue épistolaire entre un père et sa fille partie faire le djihad… Ce dialogue impossible, difficile, je l’ai imaginé.
Rachid Benzine
 
NOTE DU METTEUR EN SCÈNE
Après avoir mis en scène Antigone de Sophocle, tragédie antique, qui m’a permis de penser le monde d’aujourd’hui, je n’espérais pas trouver si vite un texte aussi puissant. Un texte traversé par une tragédie contemporaine à la portée de tous. « Lettres à Nour » pose un problème de société sur lequel il est urgent et nécessaire de s’interroger. Il est en ce sens fraternel des grands textes des poètes grecs. L’ouverture d’un espace critique, d’un espace discursif du débat et de l’interrogation argumentée, nous a été léguée par les auteurs de théâtre du siècle de Périclès et c’est un des outils essentiels de la démocratie. Rachid Benzine avec ce dialogue épistolaire pose plus de questions qu’il ne donne de réponses et cela nous oblige à la réflexion. Cela nous oblige à questionner nos certitudes. Il est lui aussi un poète de l’interrogation argumentée.
Gilbert Barba.

Production Centre Dramatique des Villages du Haut Vaucluse

Présenté par Jean-Marc Dumontet. D’après Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? de Rachid Benzine, paru aux Éditions du Seuil. © DR.

Mise en scène : Gilbert Barba  
Assistance mise en scène : Elsa Kmiec
Scénographie : Gilbert Barba, Judith Dubois 
Décors, accessoires : Judith Dubois
Régie spectacle / construction : Denis Blanc 
Création lumière : Christophe Ricard
Créations sonores : Clément Barba dit Pépé du groupe Deluxe
Costumes : Patricia de Petiville
Création maquillage coiffure : Nathalie Champigny
Avec : Sarah Nedjoum, Gilbert Barba
Photo : ©Hermance Triay/Opale/Leemage